Absence de subtilité, inexistence de demi mesure
A vivre dans l'excès, je vous aurai à l'usure.
Sensation et émotions à l'extrême,
Réactions violentes et envie d'une vie souterraine.
Mon c½ur fait des étincelles
Ma vue se brouille et mes doigts s'emmêlent,
Et sous une apparence calme et réservée
Se cache une montagne de souffrances cachées.
Regardez mes yeux et cherchez l'erreur
Mon tempérament n'affiche pourtant aucune peur.
Faille incommensurable qui s'agrandie de jour en jour
Il faut croire qu'apparemment, j'ai tout fais pour:
Jalousie maladive et pointe d'égocentrisme
J'aime ceux qui me ressemblent par ethnocentrisme
Rapprochement émotionnel et empathie.
Dirigés par un amoncellement de mauvais a priori,
Les préjugés fusent et moi je trouve ça amusant.
Déferlante impressionnante de ressentiments,
Mon âme est noyée d'une capacité émotionnelle illimitée.
Vague de douleur pour une vie ravagée
Par la perte d'innocence
Et la prise de conscience.
Dans un monde de superficialité
Régi par la mode et ses futilité
Stéréotype d'une beauté plastique
Abusée par les créateurs d'un monde pathétique.
Tout le reste a disparu.
Juste a peine de place pour les gens perdus
Qui comme moi se sentent complètement dépassé
Dans une société où, pour leur apparence, ils sont rejetés.
Droguée aux chamallow et carambar goût barbe a papa.
Overdose d'informations qui ne me serviront pas.
Laissez moi juste un petit nuage pour me reposer,
Ma dose de sucre, un stylo et du papier
Pour laisser aller mes fantasmagories
Philosopher sur moi, le monde et ses fantaisies.
Laissez moi aussi un peu de hardcore
Pour les jours où je voudrais défoncer le décor.
Laissez moi un soupçon d'acoustique
Pour bader un peu, lorsque je serais nostalgique.
Emportée dans ma mélancolie
Laissez moi aussi une photo de lui
Pour me faire payer et vraiment regretter
Le jour où je l'ai laissé m'approcher.
Maintenant, éloignez vous, laissez moi
Faire des bulles de savon au dessus de vos toits
Planer au milieu des ballons gonflés à l'hélium,
En garder deux ou trois pour faire la conne.
Et quand j'en aurais enfin marre
Que selon moi il se fera tard,
Je les crèverais, tous, un à un
Pour redescendre vous voir un jour prochain
Dans le but de me laisser sombrer dans ma bêtise,
Déglinguée comme la tour de pise.
M'endormir peu à peu
Au milieu d'un champs de coquelicots bleus
Transformé en schtroumpf par la pollution,
Le nucléaire et autres abominations.
Machination d'un monde trop ambitieux
Contre les méandres et le destin de tous ces jeunes, en vain, amoureux.